Un stage d’un semestre en Chine après le CFC

Après son CFC, Dorian Leibundgut a effectué un stage de six mois chez Bobst en Chine grâce au soutien de Movetia. Cette expérience internationale lui a permis de développer ses compétences techniques et interculturelles, tout en découvrant une autre culture professionnelle.

Changzhou, Chine

Quoi de mieux qu’un stage à l’étranger pour parfaire son identité professionnelle, après avoir obtenu le CFC ? C’est le pari qu’a tenté Dorian Leibundgut, dessinateur en construction industrielle diplômé du pôle Technologies et Industrie du Centre de formation professionnelle neuchâtelois (CPNE-TI). Grâce au soutien de l’agence fédérale Movetia, ce jeune homme de 19 ans a eu l’opportunité de réaliser un stage professionnel de six mois auprès de l’entreprise suisse Bobst à Changzhou, en Chine orientale, immédiatement après l’obtention de son CFC.

Durant son stage, Dorian a travaillé au sein du département Recherches et Développements, avec pour missions principales la conception et la modélisation de pièces et d’ensembles de tôlerie en 3D, la réalisation de dessins techniques conformes aux normes internationales, ainsi que l’optimisation des processus de production en collaboration avec les équipes locales. Il a notamment participé à la création d’un système de recyclage de ventilations pour les machines Bobst. Les résultats obtenus comprenaient la réduction de consommation d’air et l’amélioration de son utilisation ainsi que la mise en place d’une trappe de réglage.

Ce stage a été l’occasion pour Dorian de renforcer ses compétences professionnelles : maîtrise avancée des logiciels métiers, connaissance approfondie des normes et des processus industriels chinois ainsi qu’internationaux, gestion de projets et coordination avec des équipes multiculturelles. Le jeune diplômé a également affiné sa capacité à résoudre des problèmes techniques complexes de manière autonome.

Travailler à Changzhou lui a par ailleurs donné l’opportunité d’observer les différences entre les cultures professionnelles suisse et chinoise. En Chine, les décisions sont souvent centralisées et suivent une hiérarchie stricte, tandis qu’en Suisse, la communication est plus directe et les équipes collaborent de manière plus horizontale. Le rythme de travail peut être plus intense et orienté vers des objectifs rapides, alors qu’en Suisse, l’accent est mis sur la précision et la planification à long terme. Certaines méthodes de conception et de production diffèrent également, notamment en ce qui concerne l’utilisation des logiciels ou les normes à respecter. Dorian a dû s’adapter rapidement, tout en apprenant à appliquer ses compétences acquises lors d’un apprentissage en Suisse dans un contexte international, et par là-même, acquérir une plus grande flexibilité professionnelle.

Une expérience internationale est toujours enrichissante sur le plan personnel également. Lors de son stage en Chine, Dorian a gagné en autonomie et en confiance dans la gestion de projets industriels. Ayant développé une vision plus claire de son parcours professionnel et de ses objectifs, il est revenu en Suisse avec des aptitudes renforcées et immédiatement applicables. Pour ces raisons, il recommande vivement ce type d’expérience, opportunité unique de développer des compétences techniques et interculturelles, de comprendre le fonctionnement d’entreprises internationales et d’acquérir une expérience concrète en industrie. Cette aventure en Chine reste pour lui inoubliable.